De la découverte du ski au plus jeune âge jusqu’aux JO
« Ce ne sont que de très gros saut de ski alpin lorsqu’on commence » commente-t-il modestement, alors qu’à 5-6 ans il s’envolait déjà sur des tremplins de 5 à 15 mètres au Contamines Montjoie. Aujourd’hui, Jules peut sauter jusqu’à 120 - 140 mètres sur les tremplins olympiques « large hill ».
Licencié tout d’abord aux Ouches en ski alpin jusqu’au collège, il est aujourd’hui au Club des sports de Chamonix depuis la 4e. Au lycée, il rejoint le Centre National d’Entrainement CIE (anciennement Pôle Espoir) du lycée de Moûtiers et passe quatre ans à jongler entre études et entraînements avant d’obtenir son bac mention Très bien.
Membre de l’équipe de France depuis quatre ans, il a intégré l’équipe B l’an dernier après l’équipe junior. Il décroche le titre de champion de France en individuel et par équipe il y a deux saisons, avant de faire ses premières Coupes de monde. « Une fois en équipe de France et sur le parcours Coupe du monde, on commence à nous parler un peu des Jeux, de quotas, de places, ça commence à devenir sérieux ! »
Un cursus en prépa aménagé grâce au statut de sportif de haut niveau
Son bac en poche, il rejoint la prépa intégrée à Polytech Grenoble, INP – UGA, où il obtient le statut de sportif de haut niveau (SHN) et intègre le dispositif Inter’Val de l’Université Grenoble Alpes, dédié aux SHN pratiquant des sports d’hiver.
Grâce à ce statut et au dispositif Inter’Val, il a pu étaler ses deux années de classe préparatoire sur quatre ans. Un programme « à la carte » lui permettant de mener de front études exigeantes, entraînements et compétitions.
« C’est ma 3e année, il me manque une UE de 1re année à valider, j’ai déjà commencé celles de 2e année. J’ai un peu mis de côté les études cette année pour essayer d’être à fond dans le sport, tout de même. »
Il bénéficie d’autres avantages, comme des cours à distance et un important soutien du corps enseignant : « ils et elles sont supers, je peux les contacter pour des cours ou des conseils ! » Le statut SHN lui donne aussi accès à des salles de musculations et à des kinésithérapeutes. « C’est aussi plein de petits avantages, le dispositif Inter’Val est vraiment très adapté aux sports d’hiver. »
La Fondation Grenoble INP, « une autre équipe »
Jules bénéficie également d’une bourse de la Fondation Grenoble INP, qui l’accompagne pour financer ses saisons et sa cotisation à la fédération. « Le matériel est très spécifique et plutôt onéreux, peu d’entreprises en proposent. » Au-delà du soutien financier, Jules est invité à participer aux événements de la Fondation Grenoble INP et la représente lors des compétitions. « C’est un peu une équipe aussi, il y a une solidarité entre sportif·ves artistes et entrepreneur·ses : même si nous ne faisons pas la même chose nous sommes un peu tous confronté·es aux mêmes problèmes et c’est chouette de vivre ça ensemble ! »
Dernière ligne droite avant les JO
Il a appris sa sélection définitive début janvier. « Tout l’été, tout l’hiver, on y pense un peu : c’est toujours présent, avec des incertitudes. Et la sélection arrive un mois avant. Quand on est sélectionné, cela enlève un poids et c’est génial quand même ! »
Ravi de cette sélection, notamment du fait qu’il la partage avec sa sœur jumelle, également qualifiée en saut à ski, Jules « espère pouvoir profiter pleinement de cette première expérience et, pourquoi pas, participer à nouveau en 2030. »
« Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, j’ai envie de découvrir cela c’est avec mes ami·es de l’équipe et ma sœur. Je vais vivre ça à fond ! Et comme c’est en Italie, la famille va pouvoir venir nous soutenir. Ce sont aussi des tremplins que l’on connait déjà un peu. Ça va arriver très vite ! Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, ça va être une semaine pleine d’émotions.
Le plus gros objectif est de profiter du moment, de me faire plaisir quand je saute et de m’amuser. »
Première épreuve le 9 février, ne maquez pas de le suivre !